Philippe Hupp

Traducteur, journaliste, fondateur d’un des plus mémorables festivals de SF de l’hexagone, directeur de collection, anthologiste, bon vivant et infatigable pourvoyeur d’anecdotes, Philippe Hupp est un touche-à-tout qui a côtoyé bon nombre des plus grands auteurs anglo-saxons de genre des années 1970 et 80. On lui doit notamment l’unique venue en France de Philip K. Dick, à Metz en 1977.  Si la bibliothèque de ce grand ami de Frank Herbert n’est pas aussi touffue que celle de Francis Saint-Martin, par exemple, elle reste exceptionnelle par la qualité des ouvrages dédicacés et tout le matériel annexe (lettres, photos).

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J’ai déménagé une dizaine de fois en quarante ans et j’ai connu des périodes de vaches maigres où j’ai dû vendre des bouquins pour payer mon loyer. J’ai donc gardé uniquement les livres auxquels je tenais le plus et ceux que j’ai traduits. Il doit me rester un dixième de ma collection. Et tout est mélangé. Bouquins de SF, littérature étrangère, livres de cuisine, de voyage, sur les cigares ou les armes… mais je m’y retrouve très bien.

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Il y a une bibliothèque au salon. Et une autre dans le couloir.

 

J’ai organisé onze festivals SF à Metz de 76 à 86. Voici l’affiche du premier. C’était une couverture que Caza avait faite pour Fiction. On lui a achetée et on a changé la couleur pour faire une sérigraphie en tout petit tirage. Deux mille exemplaires, je crois.

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Parmi les invités du premier festival, il y avait Theodore Sturgeon, Philip Jose Farmer, Robert Sheckley, Harry Harrison, John Brunner ainsi que la plupart des auteurs français du moment, Daniel Walther, Claude Cheinisse, Christine Renard, Philippe Curval, Dominique Douay, Pierre Pelot, Jean-Pierre Hubert, André Ruellan, Jean-Pierre Andrevon et j’en oublie…

L’invitation de Sturgeon s’est faite assez tardivement, en fait. Quelques semaines avant la manifestation. J’avais le chéquier de l’association, je croyais qu’il restait assez d’argent et j’appelle Sturgeon à six heures du matin. Je ne maîtrisais pas encore le concept de décalage horaire. Je lui explique qu’il est invité en France tous frais payés. Il met un peu de temps à émerger, puis me dit qu’il n’a pas de passeport et ne pourra jamais en obtenir un à temps. Je passe alors un coup de fil à Marguerite Puhl-Demange, la PDG du « Républicain Lorrain », qui passe un coup de fil à Kenneth Kurze, le consul général des Etats-Unis à Strasbourg. Huit jours plus tard, Sturgeon voit une voiture officielle du département d’Etat s’arrêter devant chez lui, à Los Angeles, et on lui remet un passeport en mains propres… Il n’en revenait pas.

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Une photo d’Ursula Le Guin et une de Poul Anderson.

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Une dédicace en français d’Ursula Le Guin.

Je me suis toujours demandé si Ursula Le Guin parle français, puisqu’elle a fait des études de français.

Oui. D’ailleurs, et c’est la seule fois, où cela m’est arrivé, elle a demandé à lire les trois premiers chapitres de ma traduction de Terremer. Mon travail lui a plu. Malheureusement, je n’ai pu faire que le premier tome, j’étais accaparé par le festival.

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Chris Foss. Avec Jodorowski et Herbert, en haut. C’est lui qui a signé l’affiche de 1979. En fait, plutôt que de commander des originaux forcément chers mais qui ne m’auraient pas forcément plu, j’avais pris l’habitude d’acheter les droits d’illustrations déjà publiées. Chris est venu à Metz en 1978, la même année que Herbert, Jodorowski, Demuth, une édition spéciale Dune ! Il s’y est tellement amusé qu’il est revenu deux fois, en grande partie à ses frais. J’avais également choisi une de ses œuvres pour l’affiche de 1982, mais l’ekta est arrivé entièrement rayé et il a fallu trouver un autre artiste en catastrophe.

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L’affiche du festival de 1979, par Chris Foss.

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Des photos prises par le photographe officiel de la mairie de Metz à l’époque, Christian Legay. Christian a fait de très beaux portraits de Van Vogt  (en bas) et Robert Bloch (au-dessus). Il avait déniché une vieille masure en bois promise à la destruction, sur les hauteurs de Metz, qui évoquait la maison de Norman Bates dans Psychose.

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Van Vogt dans la gare de Metz, devant des hologrammes, en 1985.

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J’ai rencontré Timothy Leary en 76, à San Diego. On se croise dans une allée du Comicon et il me fait : « Ah, c’est vous qui avez fait venir Sturgeon en France ! » Sturgeon, encore sur son petit nuage, avait parlé à tout le monde de son voyage à Metz, et notamment de l’épisode du passeport. Il faut dire que si ses livres faisaient un carton en France, ils n’étaient plus réédités depuis longtemps aux USA. Il était fauché. A Metz, on lui a proposé quatre ou cinq contrats. Quand ma compagne et moi sommes allés en Californie deux mois plus tard, il nous a proposé de dormir chez lui, 1933 Park Avenue, presque sur Sunset Boulevard. Vu l’adresse, je m’attendais à voir une belle villa de quinze pièces, je découvre un bungalow branlant, avec un iguane en cage, du vin artisanal en train de fermenter dans une poubelle et une Coccinelle bonne pour la casse garée à côté. Sturgeon habitait bien près de Sunset, mais le tout début de Sunset, surtout célèbre à l’époque pour ses gangs latinos ! Leary, lui, sortait de prison, mais roulait en Rolls. Je l’ai invité au festival, mais je ne me souviens même plus pourquoi il n’est pas venu. Ce bouquin n’a été tiré qu’à 1500 exemplaires numérotés.

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Une lettre de Timothy Leary.

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Mon livre sur les cigares, dans sa forme originelle. Traduit en italien et en néerlandais, il est aussi sorti en poche. Un joli succès de librairie. C’est Robert Louit qui m’a initié aux plaisirs du havane, lors du premier festival, me semble-t-il. Je n’ai quasiment jamais fumé de cigarettes, je suis resté au cigare.

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L’édition originale de Crash. Avec une couverture pas du tout suggestive…

Ballard, je l’ai invité chaque année au festival, mais il n’a jamais voulu venir. Dans ses lettres, il explique qu’il n’aime pas les conventions. On s’est vus souvent, parce que j’ai vécu à Londres en 1974-75 et je suis allé le voir plusieurs fois par la suite. Je l’avais déjà rencontré pour Galaxie en 1973. Il habitait au 36 Charlton road, à Shepperton. Il était cordial, mais peu bavard. À l’époque, à la sortie de Crash, je l’ai fait poser au volant de sa voiture pour illustrer l’interview.

À Londres, en 74, j’étais assistant dans un collège de Clapham. Moyennant un salaire ridicule, j’étais censé inculquer des rudiments de français à de brillants pré-délinquants. Cela me laissait beaucoup de temps pour lire les auteurs anglo-saxons que je vénérais. Je traduisais déjà pour les éditions Opta, je tenais une rubrique dans Galaxie et je suivais la scène pop-rock pour « Le Républicain Lorrain », le quotidien de ma ville natale.

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L’Empire du Soleil

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… dédicacé.

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Dune

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… dédicacé par Frank Herbert.

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La Mort Blanche, dont Philippe est un personnage. Un hommage rendu par son ami Frank Herbert.

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Une plaque de voiture. C’est l’une des plaques de la Jeep des Herbert à Maui, où ils avaient acheté une propriété. Frank me les a offertes lors de mon premier séjour chez eux.

Au-dessus, une dédicace d’Isaac Asimov.

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Un livre d’histoire de France par Isaac Asimov.

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Et sa dédicace. Asimov m’a offert ce livre en juillet 1979 lors d’un dîner à quatre à l’hôtel Plaza, à New York. Sa femme l’accompagnait. J’ai le souvenir d’un personnage plein d’humour, très intelligent et conscient de l’être. C’est dans ce même restaurant au décor polynésien, Trader Vic’s, qu’Arthur Clarke et Stanley Kubrick s’étaient rencontrés quinze ans plus tôt pour lancer l’aventure de 2001 L’Odyssée de l’Espace

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Une photo de Jack Vance qui joue du banjo. A Metz, Vance m’a dit qu’il adorait le banjo, alors je suis allé lui en acheter un.

En dessous, Jack Vance avec Richard Matheson, au festival de Metz. Ces deux photos ont été prises par Christine Poutout.

C’était en 1981, juste après l’accession de la gauche au pouvoir. Au moment de sa conférence, Vance s’est lancé dans une grande diatribe anti-communiste. J’assurais la traduction simultanée et je n’arrêtais pas de lui dire : « Et si vous nous parliez plutôt de votre œuvre ? » Finalement, il m’a rétorqué que si ça ne me plaisait pas, je n’avais qu’à lui trouver un autre interprète. Ce que j’ai fait.

Matheson était arrivé avec une dizaine de kilos de bobines 16mm, des épisodes de Twilight Zone dont il avait écrit le scénario et que sa grande amie Carol Serling, la veuve de Rod, lui avait confiés. En débarquant, il me dit : « C’est la deuxième fois que je viens à Metz. La première fois, c’était sur un char Sherman, fin 44. »

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Trullion, de Jack Vance.

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Deadeye Dick, de Kurt Vonnegut.

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J’ai déjeuné avec Vonnegut, à New York. Il était d’accord pour venir au festival, mais n’a jamais réussi à se libérer au bon moment. Il a dédicacé le livre à la fin.

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J’ai découvert la SF en 69-70 dans une émission de Michel Lancelot qui s’appelait Campus sur Europe 1. Il y avait des intervenants comme Michel Demuth ou Jacques Sadoul. Un soir, j’ai entendu lire des extraits des Chroniques Martiennes de Bradbury et de Journal d’un monstre de Matheson. Le lendemain, je suis allé à la bibliothèque municipale emprunter les livres. Et en une journée, je suis devenu accro.

Quels étaient tes auteurs préférés ? À l’époque et encore aujourd’hui ?

Dans les années 60-70, quasiment toute la SF anglo-saxonne m’enchantait. Une imagination, un souffle incroyables. La SF française, et particulièrement la SF période « béton gris, méchants CRS » m’inspirait moins. Je trouvais ça niais et chiant.

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Je n’essaie pas de suivre toute l’actualité, bien que je fasse encore de loin en loin des papiers dans l’Obs, mais le roman qui m’a le plus impressionné dernièrement, c’est La Maison des Derviches de Ian McDonald. Il y aussi une nouvelle génération d’auteurs impressionnants comme Ken Liu. Ceux que j’ai envie de relire ? Sans doute Ballard, mais celui de Vermillion Sands, et puis Bradbury, Matheson, Bester

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Voici la cassette enregistrée par Dick avant de venir à Metz, « If You Think This World Is Bad ». Dick m’a également donné le manuscrit, qu’il avait lui-même tapé. La veille du speech, comme il y avait un problème de timing et de traduction simultanée, le traducteur a fait des coupes…

Par précaution, il y a quelques années, j’ai fait numériser la cassette. Il existe donc une version sur CD.  C’est l’écriture de Dick, sur la cassette.

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Dans cette lettre, Phil Dick annonce un speech qui n’est pas du tout celui qu’il a fait. Il a changé d’avis entre-temps.

Je suis allé le voir à Santa Ana, dans la banlieue de Los Angeles, pourqu’il sache vraiment à qui il avait affaire. Des invitations par courrier, il en avait déjà accepté un certain nombre, mais s’était chaque fois ravisé à la dernière minute. Il fallait que je le rassure. Quand je suis arrivé dans son petit appartement, les stores étaient baissés, il y avait une douzaine de petites boîtes sur la table basse du salon. Du tabac à priser ! J’ai pris quelques photos à l’intérieur et dehors, devant l’église St Joseph. On est allé déjeuner dans un restaurant italien du quartier, on a descendu deux bouteilles de vin et Dick m’a confirmé son accord. Mais quand je suis rentré en France, on m’a garanti qu’il ne viendrait pas. Quelques années plus tôt, il avait encore fait faux-bond à Londres, à l’Institut des Arts Contemporains, pour un événement bien plus important, il n’allait pas se farcir quinze heures d’avion pour parrainer une jeune manifestation dans une ville improbable ! Je suis allé l’accueillir moi-même à l’aéroport de Luxembourg, l’aéroport international le plus proche, sans même savoir s’il avait seulement décollé de L.A. Quand je l’ai vu débarquer, wow !

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Une page du New Musical Express. Le concert de Suicide en 1978 a été très chaud. Sur une idée de Paul Alessandrini, je suis allé à New York négocier la première date de Suicide en Europe. Du coup, la presse anglaise a affrété un vol spécial pour assister à l’événement. Je suis allé chercher Martin Rev et Alan Vega à leur arrivée à Luxembourg et après, tout est parti en vrille. Le concert a commencé en retard, j’ai passé une partie de la soirée à retenir les flics appelés par le voisinage, dans la salle c’était le chaos et sur scène les projectiles pleuvaient. Pour couronner le tout, les journalistes anglais ont dû partir avant la fin parce que leur avion devait impérativement décoller avant minuit, pour cause de fermeture d’aéroport ! De retour au Sofitel, dans la suite où tout le monde se retrouvait le soir, Vega et Rev me font : « Il y a pas de filles ? » Alors j’ai pris ma voiture et après entente tarifaire, j’ai embarqué deux demoiselles qui officiaient dans le quartier de la gare. Deux semaines après, conseil municipal houleux à l’hôtel de ville. L’opposition de gauche et une partie de la majorité réclament la suppression du festival. Réponse sans appel du maire, Jean-Marie Rausch : « Les pounques (sic) sont des administrés comme les autres. »

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La photo mythique prise par Paul de Busson devant les rotatives du journal « Le Républicain Lorrain » en septembre 1977, juste après l’avant-première de Star Wars. On y trouve Gérard FénéonMarguerite Puhl-Demange, PDG du journal, Dominique Douay et Jean-Pierre DionnetJean-Baptiste Baronian,Vicky, la petite amie de Harlan EllisonSimone Arous et Anne-Marie DemuthAlexis Lecaye, Philip K. Dick et Harry Harrison, Marjorie BrunnerJacques Goimard, Anne Baronian et John BrunnerMireille Jost, Pierre Pairault (Stefan Wul), Mathieu et Victor Puhl-DemangeHarlan Ellison, Gérard KleinRobert LouitMme HarrisonDidier MayeurPhilippe CurvalElisabeth Gille et Michel Demuth.

Philippe est en bas, au centre, avec les lunettes. 

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Avec Richard Matheson et sa femme Ruth, une photo prise à Marina del Rey, au restaurant Don the Beachcomber juste avant que je commande mon premier zombie – rhum blanc, rhum ambré, jus de fruits exotiques. Le deuxième aura ma peau. Maximum deux par personne, stipulait la carte, à juste titre… Heureusement, nous nous sommes revus à l’occasion d’un autre dîner chez eux, à Calabasas. Ils avaient une villa de plain-pied dans un domaine sécurisé, avec gardien à l’entrée et police privée. En arrivant, j’ai eu l’impression d’entrer dans un épisode de Columbo.

J’ai invité à Metz tous les auteurs que j’aimais et presque tous sont venus, mais ma plus grande joie a été de rencontrer chez eux, dans leur « habitat naturel », Richard Matheson, Robert Silverberg, Jack Vance, Robert Bloch, Harlan Ellison, Frank Herbert, Samuel Delany, Thomas Dish, J.G. Ballard, Phil Dick, Kurt Vonnegut, Joe Haldeman, Michael Moorcock, John Sladek, Robert Sheckley, A.E. Van Vogt, Ray Bradbury, Isaac Asimov. Et puis, il y a tous ceux que je n’ai vus qu’au moment du festival : John Varley, Roger Zelazny, Douglas Adams, Philip Jose Farmer, Harry Harrison, Anthony Burgess, Alexandre Zinoviev, Fred Pohl, Ian Watson, Christopher Priest, j’en oublie. Un beau paquet de souvenirs…

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Une lettre de Vaughn Bode. C’est un des premiers artistes que j’ai contactés, en 1970 ou 71, j’avais dix-sept ans. Grande époque. Il y avait lui, Corben, Jeff Jones, Bernie Wrightson… On devait se voir à Paris, puis finalement, il est mort avant.

À l’époque, j’écrivais de temps en temps dans Actuel. Patrick Rambaud tenait une rubrique littéraire, et je l’avais harcelé pour qu’il me laisse une sorte de strapontin où parler de SF.

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Une lettre de Zelazny qui est venu la même année que Dick et qu’Ellison. Il était accompagné de sa famille et il est passé un peu inaperçu. J’ai commis l’erreur d’inviter trop de gens en même temps. Dick aurait suffi. C’est ma sœur qui devait avoir 13 ou 14 ans à l’époque, qui a servi de baby-sitter pour garder les petits Zelazny, à l’hôtel, car les parents voulaient sortir un peu. À un moment, elle est redescendue en pleurs : elle ne s’en sortait pas, les enfants étaient insupportables. Alors Ellison a dit : « Attends, je vais m’en occuper. » Il est remonté avec elle, je ne sais pas ce qu’il leur a fait, mais ça les a calmés.

Au départ, j’avais invité Zelazny pour rassurer Philip Dick. Connaissant son passé, sachant que la seule fois où il était allé à l’étranger, ça s’était mal passé et comme ils venaient, tous les deux, de sortir une collaboration qui s’appelait Deus Irae, je me suis dit qu’il fallait que j’invite les deux en même temps. Cela rassurerait Dick, il ne serait pas seul etc. Une précaution inutile, en fait.

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Harlan Ellison était connu des amateurs de SF, mais pas du grand public. Quand il a vu, au festival en 77, la frénésie autour de Philip Dick qui a dû changer de chambre parce qu’on l’appelait jour et nuit, il s’est senti un peu misérable.

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Une carte de vœux de Philip Jose Farmer.

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Parmi les auteurs français que j’aimais, il y avait Michel Jeury, Pierre Pelot, Philippe Curval et Serge Brussolo. D’ailleurs, Brussolo, c’est à Metz qu’on l’a publié pour la première fois, dans L’Aube Enclavée, une publication lancée par Henri-Luc Planchat.

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J’aime aussi les armes de poing, mais surtout pour leur esthétique et leur mythologie. Le tir sportif peut devenir un exercice pénible et fastidieux.

Ici, un Glock 9mm. C’est l’arme des agents du FBI. Elle équipe aussi les policiers français du Service de Protection des Personnalités.

Avec des balles anti-zombies. Ces munitions 9mm à pointe creuse ont fait un malheur aux USA.

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Il n’y a qu’aux États-Unis qu’on voit ça. Des catalogues d’armes avec des mannequins sexy. Et un Smith & Wesson 357 magnum.

Quelle bibliothèque aimerais-tu que nous allions visiter après la tienne ?

Celle de Joseph Altairac, celle de Jean-Luc Rivera, celle de Jean-Pierre Dionnet ? Il doit y avoir des merveilles chez des collectionneurs aussi fous.

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